Naît donc un paradoxe entre les individus désirant répondre à un besoin et le combler inéluctablement à l’échelle de la vie, et les individus — une ultra-minorité, de mon propre point de vue moins de 100 000 (peut-être 50 000 ?) — à même d’agir directement sur eux-mêmes afin de se réorienter systématiquement pour s’accomplir, se franchir, se dépasser, briller jusqu’à s’épuiser.
Je me rends compte au fil des expériences que très peu, même dans les cohortes de HQI ou TTHQI, sont à même de disposer d’un programme interne d’auto-calibrage et d’auto-retargeting capable de les faire dériver vers le point absolu de leur vecteur. Pour cette raison, toujours dans un univers simulé, il apparaît essentiel de traiter les individus comme des vecteurs allant vers un état d’équilibre et non maximal. Ici la différence est fondamentale et essentielle.
Dans le premier cas, le cas où l’individu est un vecteur dérivant vers son point d’équilibre, alors on aura un comblement systématique du besoin, et une entreprise à même de réduire le temps de friction, comme dans la première équation, serait à même de dominer non pas un seul marché, mais tous les marchés.
Dans le second cas, en revanche, le cas où l’individu est un vecteur dérivant vers son point maximum, alors on aura un reciblage systématique de l’individu qui influe lui-même sur sa direction, à chaque instant. Ici il n’est plus question de besoin, mais de vision coulée à une conscientisation en temps réel de sa position dans le nuage de vecteurs, d’où la minorité d’individus à l’échelle mondiale à même de pratiquer un reciblage en temps réel de leur condition, et ce de leur naissance à leur mort.
De façon plus claire, et pour relier les deux mondes, le premier type d’individus n’est pas à même d’influer sa destinée, le second l’influe selon une logique implacable : celle de s’auto-optimiser, de s’aboutir et, finalement, d’être au paroxysme de soi. C’est ici l’idée sous-jacente de ce blog : la qualification de cette micro-population, “the architects”. Celle qui influe selon sa volonté sur elle-même en vue d’atteindre des objectifs précis, notamment ceux d’être à leur maximum vectoriel. Attention tout de même : dans cette micro-population, de nombreux individus ne cherchent pas leur maximum, mais utilisent cette compétence pour atteindre des buts parfois plus égocentriques ou vicieux que de se dépasser, tout en étant conscients de ne pas désirer leur maximum vectoriel, mais un maximum look-alike. D’où cette nuance : quand bien même ils ont une capacité de reciblage, ils ne l’utilisent qu’en partie, car leur but demeure autant l’équilibre que l’accomplissement.
En ce sens — et j’apporte une dernière nuance —, il paraît tout à fait impossible d’atteindre un maximum vectoriel, et c’est là toute la beauté de cette théorie : à quête perdue, baroud d’honneur. Et de là naissent les idéaux.
Laisser un commentaire