L’idée de la considération vectorielle de l’humain me paraît à la fois essentielle à la fois potentielle. Essentielle car dans un monde aussi chaotique et connecté que le nôtre, organiser et mettre une majorité de personnes non pas dans des cases mais dans un ensemble de vecteurs semble plus que pertinent. Pour avoir pas mal travaillé dans l’IA, cela me rappelle le labeling de datas. Ici en version plus avancée, en version qui à terme pourrait permettre de considérer un réseau social non plus comme une masse informe d’utilisateurs indépendants gérée par des algorithmes, mais comme une masse précise au possible d’utilisateurs interdépendants. Tout ne serait que mathématique, et par conséquent prédictif.
Les influenceurs ne seraient plus influenceurs eu égard à leur nombre de followers et à leur portée relative, mais à leur portée et à leur influence réelle. Ce n’est plus un algorithme qui déterminerait les choses, mais l’interdépendance vectorielle. De façon claire, si par le passé un algorithme était bâti pour comprendre les influences avec des pondérations précises donc humaines, le futur me semble plus basé sur une auto-pondération du réseau social lui-même selon ses propres règles et sans aucune interférence de l’humain derrière.
Pour l’aspect potentiel, je dirais simplement que tout cela reste théorique et spéculatif. D’abord car il faut assez de datas en entrée pour être précis sur la vectorisation, ensuite il faut faire de l’embedding et ensuite laisser travailler en backend ce que l’on pourrait appeler une IA de gouvernance autonome voire un autre système de gouvernance avec sans doute des boucles de rétroaction qui permettraient au système d’évoluer de façon constante dans sa capacité à comprendre les relations entre individus et les réagencer. Je vois plusieurs avantages à ce type de système, notamment l’anti-spam, l’anti-faux profils mais aussi l’impossibilité de rétro-ingénierer l’algorithme de recommandation et d’influence, ce qui permettrait un antitrust général et qui éviterait les faux influenceurs. Encore que.
Pour en revenir au projet, la majorité des endpoints de l’API sont achevés avec un swagger et un frontend qui commence à ressembler à quelque chose. Je crois que le propre d’un réseau social ou du moins d’une entreprise qui vise la domination totale d’un secteur n’est plus d’être une partie d’un écho-système, e.g Instagram, Facebook, WhatsApp, Messenger, mais d’être un écho-système entier, une seule app.
Les humains s’éparpillent trop, à tout va. Ils ont besoin de fiabilité, de règles, de normes et surtout de références. Et face à des réseaux sociaux qui appellent au doom scrolling et à l’abrutissement général de la population, le moment me paraît opportun pour changer la donne. Lorsque l’on voit la bêtise s’emparer du monde, l’on a deux choix : laisser triompher l’idiocracie ou prendre les rênes du navire à la dérive. Je suis un homme d’ambition.

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